J’aime beaucoup parler du Bitcoin, mais lorsqu’on me demande « C’est quoi, un bitcoin, exactement? », je dois avouer que j’ai de la difficulté à répondre en une phrase courte mais éclairante.
Depuis plusieurs mois, je lis beaucoup sur le sujet, afin de « me faire une tête », comme on dit par ici. Voici ce que j’ai compris:
- Un bitcoin existe dans un registre décentralisé qui garde la trace d’un ensemble de sorties de transaction non dépensées, sans jamais avoir à se référer à une entité qui représente un bitcoin. Un bitcoin n’a pas d’existence réelle, en fait. Son existence est « déduite » en regardant l’ensemble de toutes les transactions non dépensées et en appelant chaque entrée avec 100 millions d’unités de base « un bitcoin ».
- Ce qui existe, ce sont des écritures dans un registre, copié dans des milliers d’ordinateurs partout dans le monde.
- Ce que je possède est une clé qui n’appartient qu’à moi, et qui me donne la permission d’écrire dans le registre que, par exemple, j’ai transféré des unités de base (des satoshis) à une autre personne (à son adresse publique, en réalité). Les noms de personne n’apparaissent jamais.
- Cette clé privée est une série de 12 ou 24 mots qui n’appartiennent qu’à moi, et que je peux (dois) mémoriser ou écrire. C’est cette clé privée qui génère une adresse publique, ce qui me permet de recevoir des unités de base provenant d’une autre adresse publique.
- Le transfert s’est effectué à la vitesse de la lumière, de partout dans le monde, sans avoir à demander la permission à qui que ce soit.
Comme on peut le constater, un bitcoin est une monnaie virtuelle, c’est-à-dire qu’il se trouve nulle part et partout à la fois.
Dans le concret, ça signifie qu’une entreprise pour laquelle je travaille peut me payer en bitcoins, en transférant des unités de base (fractions de bitcoins), de son adresse publique à la mienne. Plus tard, à partir de toutes les transactions non dépensées qui sont attribuées à mon adresse, je peux transférer des unités de base à l’épicier du coin ou à la compagnie de téléphone. À qui je veux, en fait.